Je ne suis pas sûr que ce long billet ait un quelconque intérêt, mais s'il aura contribuer à desciller les yeux de quelques militants comme le précédent, eh bien il aura servi à quelque chose. Résumons brièvement mon article: dans un article factuel et cherchant à éviter le plus possible la polémique inutile, j'invitais François Asselineau et ses militants à cesser la campagne de calomnie et de dénigrement lancée par eux à l'encontre de Nicolas Dupont-Aignan. J'y exposais qu'en réalité, en dehors des calomnies que je n'ai pas traité (mais sur lesquelles François Asselineau est revenu, on va leur faire le sort qu'elles méritent), l'upr n'avait qu'un seul argument à opposer à Debout la République: François Asselineau explique à qui veut l'entendre que Nicolas Dupont-Aignan ne serait pas cohérent en prétendant quitter l'euro et refonder l'Union Européenne alors que seule la sortie unilatérale pure et simple de la France serait possible. Argument sur lequel on peut discuter et auquel j'opposais toute une série d'arguments. Allez lire mon article si vous voulez vous faire une idée. Grosso modo, outre toute une série d'arguments (sur la faiblesse d'une approche formaliste, l'absence de procédures d'expulsion, la présence de pays en dehors de l'euro et dans l'UE...) mon argument principal est qu'en ces matières le formalisme juridique est un point de détail face à la puissance du politique. En matière internationale, on veut, et ensuite on organise le comment.
Le but de cet article n'était absolument pas de rentrer dans une polémique stérile avec l'UPR, mais simplement de les appeler à plus de responsabilités et de cesser leur campagne de dénigrement systématique. A cet article ont donc répondu divers commentateurs, parfois allant dans mon sens, parfois non. Des militants de l'upr ont regretté l'attitude de François Asselineau et de son parti envers Nicolas Dupont-Aignan. D'autres, sans jamais répondre à mes arguments et souvent sans lire mon article, m'ont, à l'habitude des militants extrêmistes, violemment pris à parti. Mais intéressons-nous à la réponse de François Asselineau lui-même, que l'on donc peut voir dans les derniers commentaires de ce fil. Je vais essayer de tout commenter, et nous allons voir que tout dans cette réponse respire de la plus parfaite mauvaise foi quand elle ne tombe pas dans l'insulte gratuite ou la calomnie pure et simple. François Asselineau se décrédibilise lorsqu'il se prête à de telles pratiques, indigne de l'homme politique responsable qu'il prétend être. François Asselineau commence très fort, en se posant en victime (rappelons qu'il réagit à mon message). Il explique ainsi, sans rire:
Et là, il faut arrêter de dire des conneries. En aucune manière je n'ai renversé la situation, qui est celle-ci: Nicolas Dupont-Aignan fait l'objet d'une violente campagne de dénigrement, alimentées par des militants de l'upr quand ils ne l'orchestrent pas eux même, se prévalant de multiples interventions de François Asselineau que l'on peut voir par exemple ici ou là (spéciale mention à la bave de François Asselineau), ou bien encore là, ici. Je précise que je me suis rendu à une conférence de François Asselineau pendant l'hiver 2010-2011, où François Asselineau a éructé (c'est le mot) le qualificatif de "traître" en parlant de Nicolas Dupont-Aignan. Ce dernier, ainsi que ces militants, n'ont jamais fait que répondre aux campagnes de calomnie de l'UPR, sans jamais attaquer ce mouvement. NDA a même précisé dans une interview que malheureusement je ne retrouve plus sympathie à l'égard de François Asselineau.Il convient d'arrêter de renverser les situations. M. Dupont-Aignan est un adversaire résolu de l'UPR.
Et François Asselineau enchaîne:
On le voit, on commence tout de suite par le ridicule: pour qui François Asselineau se prend-il? Il ne lui aura pas échappé qu'Arnaud Montebourg comme Marine Le Pen sont des personnalités politiques connues, ce qu'il n'est pas. Précisons que NDA n'avait fait cette annonce que par boutade afin de dire qu'il était prêt à travailler avec n'importe qui à partir du moment où cette personne s'alignerait sur ses idées."Tout le monde a d'ailleurs pu noter qu'il a récemment cité Mme Le Pen ou M. Montebourg comme l'un de ses possibles Premiers ministres s'il était élu président de la République (ce qui prouve qu'il n'a pas le sens du ridicule !), mais qu'il a, comme toujours, gardé le silence le plus absolu sur l'UPR et François Asselineau."
Rappelons ce ne sont pas les sympathisants de l'upr qui réagissent, mais bien eux qui lancent les hostilités. S'agissant des liens de DLR avec l'UMP, les choses sont très claires: DLR qui était au départ un mouvement associé de l'UMP, a pris son indépendance en janvier 2007, les derniers liens financiers étant rompus à la fin de cette année. DLR n'est pas, et depuis longtemps, soutenu par l'UMP, que ce soit ouvertement ou en sous-main. Quant à dire que DLR bénéficierait d'une promotion médiatique constante du Système (avec un grand S... Ouh le grand méchant système!), c'est d'un ridicule achevé. Petit rappel: NDA n'a eu qu'une poignée de secondes de temps d'antenne sur TF1 pour l'année 2011... Quant à prétendre que cette promotion inexistante aurait pour but caché de contrecarrer l'ascension de l'UPR... Que dire devant tant de bêtise et de fatuité? Il y en a vraiment qui se prennent au sérieux!Si nos militants et nos sympathisants réagissent de façon parfois vive aux messages des cybermilitants de DLR, c'est parce qu'ils ont du mal à supporter sans rien dire de voir ce mouvement leurre, soutenu discrètement en sous-main par l'UMP, venir nous donner avec hypocrisie et mépris des leçons d'ouverture, alors que sa promotion médiatique constante par le Système a précisément pour but de contrecarrer l'ascension de l'UPR.
Personnellement, je ne pense pas que François Asselineau soit un bon conférencier et je m'explique mal d'ailleurs le succès de ces dernières, ennuyeuses au possible. Mais il est possible que certains militants de DLR l'ait dit. Après, il est évident que l'UPR partage avec DLR certaines des critiques formulées à l'encontre de la construction européenne. Mais pour autant, il est faux de dire que UPR et DLR penseraient la même chose: fondamentalement, nous sommes des eurosceptiques, mais nous ne sommes pas europhobes comme l'UPR pour aller vite.La politique constante de DLR revient à affirmer avec condescendance que "François Asselineau est un bon conférencier" mais "qu'il est dommage qu'il divise le camp des patriotes car nous pensons à peu près la même chose" [sic].
NDA est plus légitime en tant qu'homme politique que le président de l'UPR parce qu'il est élu, ce qui n'est pas le cas de François Asselineau. Il n'y a eu aucun accord secret entre DLR et l'UMP au sujet de la candidature de Nicolas Dupont-Aignan: l'UMP, après avoir pris acte du départ de Nicolas Dupont-Aignan de ce mouvement, a néanmoins décidé d'apporter son soutien à sa candidature dans l'Essonne. Tout simplement parce que l'UMP n'avait pas d'autre choix: Nicolas Dupont-Aignan est, dans sa circonscription, inexpugnable grâce à sa popularité acquise dans sa ville d'Yerres et sa communauté d'agglomération.Cette manœuvre de DLR est doublement insidieuse.
==> D'une part, elle laisse entendre implicitement que, parce que M. Dupont-Aignan bénéficie de la couverture dans les grands médias qui est refusée à François Asselineau, et parce qu'il est député suite à des accords secrets avec l'UMP, il serait de ce fait plus légitime que le président de l'UPR.
Cela revient à donner le rôle d'arbitre aux grands médias, donc à ceux qui les possèdent, ainsi qu'à l'UMP qui ne présente jamais de candidat face à M. Dupont-Aignan dans la 8e criconscription de l'Essonne.
Comme expliqué précédemment, si l'UMP ne présente pas de candidat face à Nicolas Dupont-Aignan, c'est en raison de la popularité de ce-dernier. Demandez à n'importe quel journaliste politique ou personne un peu au courant de la situation locale, il vous confirmera ce fait qui ne souffre aucune contestation. Plus largement, je m'insurge contre cette présentation immonde des faits: que voudrait François Asselineau? Que Nicolas Dupont-Aignan soit battu par un candidat de l'UMP afin de lui laisser le champ libre?
De notre point de vue, le fait que M. Asselineau ne soit pas député par la grâce de l'UMP et soit barré des grands médias du système, à l'inverse de M. Dupont-Aignan, sont bien au contraire des indice sen faveur de la rectitude et de l'honnêteté politique du premier, par rapport aux ambiguïtés politiciennes constantes du second.
Il faut arrêter les conneries au bout d'un moment: François Asselineau a été également un élu UMP au Conseil de Paris, sa situation, quoique moins brillante, a été identique à celle de Nicolas Dupont-Aignan. Par ailleurs, s'il fallait voir dans la non-élection d'une personne un indice d'honnêteté politique, et bien nous sommes 60 millions de personnes à prétendre à ce qualificatif!
Le parallèle avec Goebbels est d'un ridicule achevé, mais pourrait trouver à s'appliquer particulièrement à l'égard des multiples calomnies proférées par l'UPR à l'encontre de DLR. Jamais personne, à ma connaissance, n'a dit cela à DLR, et encore moins ses responsables. Par contre, je pense (mais c'est mon avis personnel, qui n'engage que moi) que l'attitude de l'UPR à l'encontre de DLR est contre-productive pour la cause eurosceptique dans son ensemble. Le temps que les militants de l'UPR perdent à insulter DLR et ceux de DLR à répondre à ces calomnies sans nom, il n'est pas utilisé pour dénoncer le fonctionnement actuel de l'Union Européenne.
==> D'autre part, les militants de DLR ajoutent toujours l’insinuation que la candidature et l'existence même de l'UPR seraient superflues, comme si nos analyses et nos propositions étaient "grosso modo" identiques à celles de M. Dupont-Aignan et de DLR.
Les responsables de DLR répètent constamment cela à leurs adhérents, selon le diction cher à Goebbels qui veut qu'« un mensonge répété dix fois reste un mensonge, mais répété 10 000 fois il devient une vérité ».
Je n'ai pas connaissance d'un refus de Nicolas Dupont-Aignan de débattre avec M. Asselineau. Reste qu'il faudrait que les militants de l'UPR comprennent qu'il y a une différence de niveau entre Nicolas Dupont-Aignan, député, candidat à la présidentielle (ayant par la suite recueilli 650.000 voix) et le président d'un parti qui reconnaît lui-même ne compter qu'un petit millier d'adhérents et qui ne s'est jamais présenté à aucune élection. Que Nicolas Dupont-Aignan n'a pas à se soumettre à un débat avec une personne qui l'insulte à longueurs d'articles. Je me permets également de vous signaler que Laurent Pinsolle, porte parole de Debout la République, a publié une lettre ouverte à l'adresse de François Asselineau en octobre 2010, qui n'a toujours pas, à ma connaissance, connue de réponse. Avant de réclamer de débattre à corps et à cri, encore faut-il s'assurer d'avoir saisi les opportunités de débat.Mais ces mêmes responsables refusent systématiquement tout débat de fond entre M. Dupont-Aignan et M. Asselineau, et refusent de leur expliquer nos points de désaccord. M. Dupont-Aignan lui-même a d'ailleurs plusieurs fois décliné l'invitation qui lui avait été faite de débattre publiquement à la radio avec M. Asselineau.
J'ai la prétention d'être honnête intellectuellement, et je viens de donner trois raisons pour refuser une telle explication. Ce type de figures rhétoriques est d'une pauvreté... Navrant pour le niveau de François Asselineau ou de ses rédacteurs.Quiconque est honnête intellectuellement convient qu'il n'est pas normal de refuser une telle explication franche et claire devant les militants des deux mouvements.
On va voir ce qu'on va voir! Je me permets de faire remarquer au lecteur la fatuité et la morgue de François Asselineau, tellement persuadé de la pertinence de ses analyses qu'il en oublie qu'elle n'est reconnue par personne hormis lui-même et sa cohorte de groupies.Puisque DLR le refuse, nous tenons, nous, à mettre les points sur les "i" afin de montrer :
a)- que les analyses et les propositions de M. Dupont-Aignan sont à des années-lumière de celles de François Asselineau,
Il est vrai que Marine Le Pen, sous l'influence de Florian Filippot, a rejoint bon nombre des idées de Nicolas Dupont-Aignan sur l'Europe. Mais il est complètement faux de dire que, parce que Marine Le Pen et Nicolas Sarkozy souhaitent rester dans l'Union Européenne, leurs idées sont semblables. Par exemple, Marine Le Pen entend quitter Schengen et l'euro, ce qui n'a jamais été le cas de Nicolas Sarkozy. En séparant d'un côté ceux qui souhaitent sortir de l'UE et les autres, sans faire d'autres distinctions, l'UPR invente un clivage aussi artificiel que réducteur.b)- qu’elles sont en revanche très proches de celles de Mme Le Pen ou de M. Sarkozy. Car ceux-ci prétendent, comme M. Dupont-Aignan, modifier l'Union européenne en restant dedans.
François Asselineau cherche alors à établir tous les poins séparant l'UPR de DLR.
Au lecteur égaré, rappelons que François Asselineau développe une théorie complotiste selon laquelle l'UE ne serait qu'un instrument de domination des Etats-Unis mis en place par eux. Nicolas Dupont-Aignan, avec la quasi-totalité des historiens et des politologues, ne fait pas cette analyse. Il n'a donc pas à l'expliquer.1)- Contrairement à François Asselineau, M. Dupont-Aignan refuse d'expliquer ce qu'est en profondeur la "construction européenne", à savoir une invention des États-Unis dans le but de domestiquer le continent européen, ce à quoi ils sont parvenus après six décennies. M. Dupont-Aignan n'explique jamais pour qui travaillaient Jean Monnet et Robert Schuman, qui a eu le premier l'idée d'une Constitution européenne (Eisenhower), etc.
2)- Contrairement à François Asselineau, M. Dupont-Aignan approuve le principe même de cette "construction européenne".
Et là, on tient une vraie différence, ce dont DLR ne s'est jamais caché. Le livre de NDA sur la constitution européenne en 2005 (époque où l'on ne sait pas bien ce que faisait François Asselineau) s'intitulait même "J'aime l'Europe, je vote non".
Ce que je crois, c'est que la France n'a pas à s'isoler en se coupant de ses partenaires européens avec un retrait unilatéral de l'Union Européenne, alors qu'il suffit de refonder la construction européenne qui est un projet d'avenir à condition qu'il soit bien mené. Quant à Nicolas Dupont-Aignan, il combat tous les jours contre la pensée unique, la construction européenne telle qu'elle se construit actuellement: il n'a donc pas le temps d'envisager la sortie de l'UE, qui est un objectif qu'il ne suit pas (et d'ailleurs, je n'ai pas vraiment entendu le "mensonge" dont vous parlez, puisqu'aujourd'hui la sortie de l'UE n'est tout simplement pas d'actualité.Il refuse de débusquer les mensonges habituels de la propagande européiste, par exemple ceux qui affirment que la France serait "isolée" si elle sortait de l'UE.
Peser dans le monde, je ne vois pas exactement ce que François Asselineau veut dire par là. S'il parle de diplomatie, les choses sont très claires pour Nicolas Dupont-Aignan, qui souhaite que la diplomatie française soit la plus libre possible tout comme celle de nos partenaires (même si cela n'exclut pas les coopérations, évidemment). En matière économique, il est évident que la France n'aurait pas pu mener seule des projets tels qu'Arianespace, Airbus ou bien encore Eurocopter.Pire encore, il les reprend à leur compte en n'hésitant pas, ici ou là, à reprendre le bobard qu'il faut faire l'Europe pour peser dans le monde.
Encore une fois, Nicolas Dupont-Aignan n'a jamais cherché un accord particulier avec François Asselineau, qu'il avait rencontré il y a de ça quelques années sur la demande de ce dernier. Ce que nous voulons, c'est simplement que François Asselineau cesse sa campagne anti-DLR. Sur le fond, il est faux de dire que Nicolas Dupont-Aignan refuserait absolument de sortir de l'Union Européenne. Comme expliqué précedemment, NDA veut refonder la construction européenne sur des bases radicalement différentes, la coopération et une structure confédérale. Si pour cela, il faut passer par la sortie de l'Union Européenne, et bien pourquoi pas! Il s'en est d'ailleurs expliqué récemment (après cette réponse de François Asselineau).3)- Contrairement à François Asselineau, M. Dupont-Aignan refuse absolument de sortir de l'Union européenne. Il l'a dit et redit cent fois. Cela suffit à rendre impossible tout accord entre nous puisque la sortie de l'UE, de façon unilatérale et juridique, constitue précisément la clé de voûte de notre programme de libération nationale.
La sortie de l'UE n'est pas, en dépit des efforts de François Asselineau, un thème d'actualité. Il n'y a donc pas de "silence complice" au sujet de l'article 50 qui, contrairement à ce qui est indiqué, ne précise que fort peu le comment de la sortie de l'UE, se bornant à renvoyer à des négociations. Cet article, encore une fois, est très anodin et n'apporte pas grand chose si ce n'est un délai, au demeurant extrêmement long (deux ans) pour procéder à cette sortie. Avant l'article 50, seuls les juristes les plus bornés prétendaient qu'il était impossible de sortir de l'UE.4)- Contrairement à François Asselineau, M. Dupont-Aignan respecte le silence complice de tous les partis politiques français qui entoure l'article 50 du TUE, article qui précise justement comment un État peut sortir de l'UE.
Contrairement à François Asselineau, Nicolas Dupont-Aignan n'a jamais cédé aux sirènes de l'anti-américanisme primaire et du complotisme. A lire le style hasardeux de cette phrase, je me doute que François Asselineau n'en est pas l'auteur... Il faut arrêter avec cette théorie stupide faisant des Etats-Unis l'origine de tous les maux possibles et imaginables, et croire que nous serions asservis à cette nation. Les Etats-Unis sont la nation la plus puissante aujourd'hui, et ils exercent une certaine forme d'hégémonie. Mais de là à parler "d'asservissement", à "l'empire atlantiste", il y a un pas vers le ridicule que tout homme censé doit se garder de franchir.5)- Contrairement à François Asselineau, M. Dupont-Aignan refuse de voir que la "construction européenne" est la face politique de la même médaille d'asservissement à l'empire atlantiste dont la face militaire est l'OTAN.
Et là, il faut arrêter le délire! L'Union Européenne, "par son principe même" nous conduirait à des guerres néo-coloniales? Au choc des civilisations? Et puis encore? Et quel est ce principe même de l'Union Européenne?6)- Contrairement à François Asselineau, M. Dupont-Aignan refuse d'expliquer que la "construction européenne", par son principe même, nous conduit tout droit à des guerres néo-coloniales et au "Choc des Civilisations".
Oui et alors? Sur le sujet, je ne résiste pas à l'envie de vous donner l'intervention de Nicolas Dupont-Aignan à l'Assemblée Nationale. Même les opposants les plus acharnés de Nicolas Dupont-Aignan ne pourront qu'apprécier son petit discours, la justesse de ses analyses (y compris a posteriori). Cela a de la gueule comme on dit! Rappelons que Nicolas Dupont-Aignan se situe là dans le droit fil de l'action de Charles de Gaulle.7)- Contrairement à François Asselineau, M. Dupont-Aignan refuse de sortir de l'OTAN (et pas seulement du "commandement militaire intégré").
C'est sans doute là l'une des interventions les plus choquantes et des plus idiotes de François Asselineau. Il devrait peut-être apprendre que le terme de "monde blanc" ne doit plus être utilisé depuis au moins 50 ans, que de très nombreux ressortissants européens ont des origines extra-européennes, que l'ensemble des Amériques, l'Afrique du Nord ou bien l'Océanie sont également peuplées de "blancs", que surtout chaque pays européen a le droit de s'associer avec qui il veut sans pour autant exclure les autres! Bref, c'est tellement n'importe quoi que je ne sais plus quoi dire!8)- Contrairement à François Asselineau, M. Dupont-Aignan refuse de voir que le principe même de la "construction européenne" repose sur une idée racialiste, puisqu'il s'agit de procéder à une sorte d'apartheid planétaire, en distinguant le monde blanc du reste du monde.
Nicolas Dupont-Aignan n'a jamais voulu fusionner la France avec un quelconque pays européen ou d'Afrique du Nord. Au delà de cela, je comprends que François Asselineau nie la proximité et l'intérêt qu'ont les pays européens de travailler ensemble plutôt qu'avec d'autres. Ce qui est tout à fait contestable. Prenons les choses dans l'ordre:M. Dupont-Aignan ne voit pas qu’il n'y a aucune raison culturelle, linguistique, économique, commerciale, financière, migratoire, familiale, démographique, touristique, universitaire, médicale, ni même de proximité géographique, pour vouloir fusionner la France avec l'Estonie ou la Bulgarie plutôt qu'avec la Tunisie ou l'Algérie. Bien au contraire, puisque toutes ces raisons nous poussent à la conclusion inverse!
a) au niveau culturel, les pays d'Europe partagent, contrairement à ce qu'il croît, énormément: l'héritage gréco-latin, les valeurs des religions judéo-chrétiennes, une histoire millénaire, les lumières etc. Ce qui n'est pas le cas des pays d'Afrique du Nord, qui n'ont pas reçu la même manière l'héritage gréco-latin (qui fondamentalement leur était étranger), sont de religion musulmane, dont l'histoire commune avec la France date au vrai de deux cent ans tout au plus (mais quelle histoire bien sûr), ont encore aujourd'hui mal assimilé l'apport des lumières etc.
b) au niveau linguistique, il est vrai que la Tunisie et l'Algérie ont été marqués par la langue française, qui bénéficie encore là-bas d'un statut priviligié (ce qui est de moins en moins vrai s'agissant de l'Algérie). Mais n'oublions pas que la Belgique est, presque pour moitié, de langue maternelle française.
c) sur les raisons économiques commerciales et financières, François Asselineau a tout faux: le commerce avec les pays de l'UE est infiniment supérieur de celui avec les Etats du maghreb ou même de l'ensemble des ex-colonies françaises (commerce avec l'UE, c'est environ, de mémoire, 30% de notre PIB!), il en est de même pour les investissements. Par contre, dans ces pays, la France est souvent le premier partenaire, mais étant donné que ces pays sont beaucoup plus pauvres, pour la France, ce n'est absolument pas le cas.
d) sur les raisons migratoires et familiales, heureusement, il ne s'agit pas pour moi de raisons fondamentales, à moins de vouloir abolir les nations (ce qui n'est pas, loin s'en faut, l'objectif de l'UPR). Mais d'ailleurs, si effectivement beaucoup de ressortissants français ont des origines maghrebines, n'oublions pas que les ressortissants européens sont également très nombreux et qu'il y a probablement beaucoup plus d'émigrés français (en Angleterre par exemple) dans l'UE qu'ailleurs.
e) sur le tourisme, à mon avis, il y a plus de touristes français en Europe que dans les seuls pays du maghreb, et il y a évidemment beaucoup plus de touristes européens en France que de touristes d'Algérie ou de Tunisie...
f) je passe sur le reste, qui est anecdotique, pour revenir sur la perle de François Asselineau: il lui suffit de retourner en CP, à sa leçon de géographie: il y apprendra l'existence d'un continent, où la France occupe une position relativement centrale quoiqu'exentrée vers l'ouest, et qui s'appelle l'Europe.
Effectivement. Maintenant, à quoi milite François Asselineau? La seule fin de l'Union Européenne, sans aucune coopération derrière? Dans ce cas, il est pour l'isolement, indéniablement. S'il souhaite par contre une coopération, alors lui aussi serait pour une autre Europe!9)- Contrairement à François Asselineau, M. Dupont-Aignan milite pour une "Autre Europe".
Ce propos est ridicule: l'ensemble du combat politique de Nicolas Dupont-Aignan témoigne de sa volonté de remise en cause de la construction européenne.Il entretient donc ce mensonge extrêmement pervers qui bloque la situation politique française depuis des décennies, et qui consiste à désamorcer toute remise en cause de la "construction européenne" en faisant rêver les gens à des plans sur la comète.
Comme tous les "alter-européistes", M. Dupont-Aignan refuse ainsi d'expliquer pourquoi la "construction européenne" est un processus autobloquant par nature.
"Un processus autobloquant par nature". A ce degré de conneries, on a du mal à garder son sérieux. Mais je comprends ce à quoi fait allusion François Asselineau: l'Union Européenne est vue comme un voie sans retour, une avancée irréversible vers le fédéralisme. Et encore une fois, l'ensemble du combat de Nicolas Dupont-Aignan est de dénoncer cette fuite en avant et de refonder sur des bases différentes l'UE.
Et là, François Asselineau ment: Nicolas Dupont-Aignan a dénoncé tous les traités: il s'est opposé à Maastricht en 1995, à dénoncer Amsterdam, a été l'un des artisans de la victoire du non en 2005 (que faisait François Asselineau à l'époque?), a été l'un des seuls à s'opposer au traité de Lisbonne... Sa position est très claire: il souhaite renégocier les traités européens, ce qui implique bien évidemment qu'ils seront remis en cause. Il faut arrêter de raconter n'importe quoi.10)- Contrairement à François Asselineau, M. Dupont-Aignan propose des mesures inapplicables dans le cadre des traités européens qu'il refuse de dénoncer.
Non, ce n'est pas le cas: aujourd'hui, l'euro est une monnaie unique. Ce que NDA veut, c'est une monnaie commune, permettant aux différentes monnaies nationales de rester stables tout en laissant des marges de manoeuvres qui font aujourd'hui défaut. Encore une fois, François Asselineau se trompe et ajoute l'incompétence à la critique sans objet.Il propose par exemple de "transformer l'euro en monnaie commune" (ce qui est déjà le cas...),
Ce que NDA souhaite, s'il arrivait un jour au pouvoir, c'est convaincre nos partenaires de nous protéger face au dumping de certains pays. Si nous n'y arrivons pas, nous menacerons d'appliquer ces mesures au niveau national... Et il est probable que nous emporterons gain de cause!de prendre des mesures protectionnistes,
La suppression du drapeau est une mesure symbolique, anecdotique. Je trouve curieux qu'elle ne plaise pas à François Asselineau, qui démontre clairement par là qu'en réalité, c'est Nicolas Dupont-Aignan qu'il déteste. Comme expliqué précédemment, pourquoi n'arriverions nous pas à convaincre nos partenaires? La France est un pays puissant, sans qui rien ne peut se faire, au centre de l'Europe. Nos partenaires auraient eux-mêmes intérêt à ces évolutions auxquels certains ne sont pas hostiles (et on pense aux gouvernements eurosceptiques du Royaume Uni, de la Hongrie etc.).de supprimer le drapeau européen, etc., etc., le tout sans sortir de l'UE. C'est tout simplement se moquer du monde.
J’ai visité le week-end dernier la très belle exposition retraçant les trésors archéologiques de l’ancienne Constantinople au
Derniers commentaires