Ma lettre ouverte aux militants de François Asselineau semble avoir fait quelques vagues au sein de l'union populaire républicaine, si bien qu'un
fil de discussion sur la page facebook de l'Union populaire républicaine (UPR) lui a été consacré, avec intervention du maître des lieux himself.
Je ne suis pas sûr que ce long billet ait un quelconque intérêt, mais s'il peut contribuer à desciller les yeux de quelques militants de l'UPR comme le précédent, eh bien, il aura servi à quelque chose.
Résumons brièvement mon premier article: dans un style factuel et cherchant à éviter le plus possible la polémique inutile, j'invitais François Asselineau et ses militants à cesser leur campagne de calomnie et de dénigrement à l'encontre de Nicolas Dupont-Aignan. J'y exposais qu'en réalité, l'upr n'avait qu'un seul argument à opposer, selon lequel Nicolas Dupont-Aignan, en prétendant quitter l'euro et refonder l'Union Européenne ne serait pas cohérent, puisque seule la sortie unilatérale pure et simple de l'UE serait possible. Position discutable s'il en est et que je réfutais avec vigueur.
Allez lire mon article si vous voulez vous faire une idée. Grosso modo, mon idée principale était qu'en ces matières, le formalisme juridique, qu'on le déplore ou qu'on s'en réjouisse, est un point de détail face à la puissance du politique. En bref, en matière internationale, on veut et ensuite on peut. Quels que soient les obstacles juridiques, on trouvera toujours un moyen pour rédiger un nouveau traité qu'il ne faudra en rien sacralisé, pas plus que les précédents.
Le but de cet article n'était absolument pas de rentrer dans une polémique stérile avec l'UPR, mais simplement de les appeler à un peu plus de responsabilité. J'espérais également qu'ils cesseraient leur campagne de dénigrement systématique. A cet article ont donc répondu divers commentateurs, parfois allant dans mon sens, parfois non. Des militants de l'upr ont regretté l'attitude de François Asselineau et de son parti envers Nicolas Dupont-Aignan. D'autres, sans jamais répondre à mes arguments et souvent manifestement sans lire mon article, m'ont violemment pris à parti. Mais intéressons-nous à la réponse de François Asselineau lui-même, que l'on donc peut retrouver dans les
derniers commentaires de ce fil.
Je vais essayer de tout commenter, de répondre à tout. La réponse de François Asselineau, outre une pauvreté stylistique assez navrante et des arguments d'une faiblesse insigne, respire la plus parfaite mauvaise foi. François Asselineau se décrédibilise lorsqu'il se prête à de telles pratiques, indigne de l'homme politique responsable qu'il prétend être. Cette intervention est si pitoyable que je doute qu'elle ait été écrite par François Asselineau lui-même, qui malgré ses défauts, vaut tout de même mieux que ce véritable torchon.
François Asselineau commence très fort, en se posant en victime (rappelons qu'il réagit à mon message). Il explique ainsi, sans rire:
Il convient d'arrêter de renverser les situations. M. Dupont-Aignan est un adversaire résolu de l'UPR.
Et là, il faut arrêter de dire des conneries. En aucune manière je n'ai renversé la situation, qui est celle-ci: Nicolas Dupont-Aignan fait l'objet d'une violente campagne de dénigrement, alimentées par des militants de l'upr quand ils ne l'orchestrent pas eux même, se prévalant de multiples interventions de François Asselineau que l'on peut voir par exemple
ici,
ici encore, ici toujours, ou
là (spéciale mention à la bave de François Asselineau), ou bien encore
là, et finalemelnt
ici (et je n'ai pris que des exemples récents, il y en a malheureusement beaucoup d'autres). Je précise que je me suis rendu à une conférence de François Asselineau pendant l'hiver 2010-2011, où François Asselineau a éructé (c'est le mot) le qualificatif de "traître" en parlant de Nicolas Dupont-Aignan, et l'a copieusement insulté publiquement (ce qui, j'aimerais que tous méditent là dessus, constitue un délit, passible du tribunal correctionnel. Si jamais un jour NDA décidait de cesser de se laisser insulter, il pourrait obtenir facilement la condamnation au pénal de François Asselineau). Nicolas Dupont-Aignan n'a jamais eu un mot contre l'UPR et François Asselineau, ainsi que ces militants, qui eux n'ont jamais fait que répondre aux campagnes de calomnie de l'UPR, sans jamais attaquer ce mouvement. NDA a même précisé dans une interview (que malheureusement je ne retrouve plus) éprouver de la sympathie à l'égard de François Asselineau.
Et François Asselineau enchaîne:
"Tout
le monde a d'ailleurs pu noter qu'il a récemment cité Mme Le Pen ou M.
Montebourg comme l'un de ses possibles Premiers ministres s'il était élu
président de la République (ce qui prouve qu'il n'a pas le sens du
ridicule !), mais qu'il a, comme toujours, gardé le silence le plus
absolu sur l'UPR et François Asselineau."En l'occurence, le ridicule est au moins aussi grand de la part du grand leader de l'UPR : pour qui François Asselineau se prend-il? Il ne lui aura pas échappé qu'Arnaud Montebourg comme Marine Le Pen sont des personnalités politiques connues, ce qu'il n'est pas. Précisons que NDA n'avait fait cette annonce que par boutade afin de dire qu'il était prêt à travailler avec n'importe qui à partir du moment où cette personne s'alignerait sur ses idées. Précisons enfin que Nicolas Dupont-Aignan ne faisait que se prêter au jeu d'un journaliste. Le ridicule ne venait donc en rien de NDA.
Si
nos militants et nos sympathisants réagissent de façon parfois vive aux
messages des cybermilitants de DLR, c'est parce qu'ils ont du mal à
supporter sans rien dire de voir ce mouvement leurre, soutenu
discrètement en sous-main par l'UMP, venir nous donner avec hypocrisie
et mépris des leçons d'ouverture, alors que sa promotion médiatique
constante par le Système a précisément pour but de contrecarrer
l'ascension de l'UPR.
Rappelons ce ne sont pas les sympathisants de l'upr qui réagissent, mais bien eux qui lancent les hostilités. S'agissant des liens de DLR avec l'UMP, les choses sont très claires: DLR qui était au départ un mouvement associé de l'UMP, a pris sa totale indépendance en janvier 2007(soit avant la création de l'UPR). DLR n'est pas, et depuis longtemps, soutenu par l'UMP, que ce soit ouvertement ou en sous-main. Quant à dire que DLR bénéficierait d'une promotion médiatique constante du Système (avec un grand S... Ouh le grand méchant système!), c'est d'un ridicule achevé. Petit rappel: NDA n'a eu qu'une poignée de secondes de temps d'antenne sur TF1 pour l'année 2011... Et lorsque je vois que François Asselineau prétend que cette promotion inexistante aurait pour but caché de contrecarrer l'ascension de l'UPR, j'ai du mal à garder mon sérieux... Que dire devant tant de bêtise et de fatuité?
La politique constante de DLR revient à affirmer avec condescendance
que "François Asselineau est un bon conférencier" mais "qu'il est
dommage qu'il divise le camp des patriotes car nous pensons à peu près
la même chose" [sic].
Personnellement, je ne pense pas que François Asselineau soit un bon conférencier et je m'explique mal d'ailleurs le succès de ces dernières, ennuyeuses au possible. Mais il est possible que certains militants de DLR l'aient dit. Ceco étant dit, il est évident que l'UPR partage avec DLR certaines des critiques formulées à l'encontre de la construction européenne et bon nombre d'eurosceptiques, sympathisants de DLR ou non, ne comprennent pas la politique aggressive de François Asselineau à l'égard de Nicolas Dupont-Aignan. Mais pour autant, il est faux de dire que UPR et DLR penseraient la même chose: fondamentalement, nous sommes des eurosceptiques, mais nous ne sommes pas europhobes comme l'UPR.
Cette manœuvre de DLR est doublement insidieuse.
==> D'une part, elle laisse entendre implicitement que, parce que M.
Dupont-Aignan bénéficie de la couverture dans les grands médias qui est
refusée à François Asselineau, et parce qu'il est député suite à des
accords secrets avec l'UMP, il serait de ce fait plus légitime que le
président de l'UPR.
Je vois mal en quoi on pourrait nier que NDA est plus légitime en tant qu'homme politique que le président de l'UPR. Tout simplement parce qu'il est élu, ce qui n'est pas le cas de François Asselineau. Quel que soit d'ailleurs les soutiens que NDA a pu obtenir. Et sur ce plan, en 2007, il n'y a eu aucun accord secret entre DLR et l'UMP au sujet de la candidature de Nicolas Dupont-Aignan: l'UMP, après avoir pris acte du départ de Nicolas Dupont-Aignan de ce mouvement, a néanmoins décidé d'apporter son soutien à sa candidature dans l'Essonne. Tout simplement parce que l'UMP n'avait pas d'autre choix: Nicolas Dupont-Aignan est, dans sa circonscription, inexpugnable grâce à sa popularité acquise dans sa ville d'Yerres et sa communauté d'agglomération. Demandez à n'importe quel journaliste politique ou personne un peu au
courant de la situation locale, il vous confirmera ce fait qui ne
souffre aucune contestation.
Plus largement, je m'insurge contre cette
présentation immonde des faits: que voudrait François Asselineau? Que
Nicolas Dupont-Aignan soit battu par un candidat de l'UMP afin de lui
laisser le champ libre? L'UMP a d'ailleurs annoncé qu'elle présenterait
un candidat contre lui lors des législatives de 2012. (Edit Tythan 2012: preuve que ce ne sont pas des paroles en l'air: l'UMP a présenté en 2012 un candidat local, très bien implanté, élu d'une commune voisine... il a obtenu 10% alors que NDA était réélu comme prévu dans un fauteuil.)
Cela
revient à donner le rôle d'arbitre aux grands médias, donc à ceux qui
les possèdent, ainsi qu'à l'UMP qui ne présente jamais de candidat face à
M. Dupont-Aignan dans la 8e criconscription de l'Essonne.
L'UMP n'a pas pu jouer son rôle d'arbitre comme expliqué précédemment. Quant aux grands médias, ils sont très largement hostiles à Nicolas Dupont-Aignan, systématiquement dénigré et très largement ignoré, alors pourtant que si sa représentativité est faible, elle est loin d'être négligeable.
De notre point de vue, le fait que M. Asselineau ne soit pas député par
la grâce de l'UMP et soit barré des grands médias du système, à
l'inverse de M. Dupont-Aignan, sont bien au contraire des indice sen
faveur de la rectitude et de l'honnêteté politique du premier, par
rapport aux ambiguïtés politiciennes constantes du second.
Il faut arrêter les conneries au bout d'un moment: François Asselineau a été également un élu UMP au Conseil de Paris, sa situation, quoique moins brillante, a été identique à celle de Nicolas Dupont-Aignan, sauf que lui a échoué. Par ailleurs, s'il fallait voir dans la non-élection d'une personne un indice d'honnêteté politique, et bien nous sommes 60 millions de personnes à prétendre à ce qualificatif!
==>
D'autre part, les militants de DLR ajoutent toujours l’insinuation que
la candidature et l'existence même de l'UPR seraient superflues, comme
si nos analyses et nos propositions étaient "grosso modo" identiques à
celles de M. Dupont-Aignan et de DLR.
Les responsables de DLR
répètent constamment cela à leurs adhérents, selon le diction cher à
Goebbels qui veut qu'« un mensonge répété dix fois reste un mensonge,
mais répété 10 000 fois il devient une vérité ».
Le parallèle avec Goebbels est d'un ridicule achevé qui à mon avis porte plus préjudice à l'odieux personnage qui se laisse aller à l'employer sans discernement que celui qu'il vise.
Ceci étant dit et en attendant des excuses de François Asselineau pour une telle outrance, jamais personne, à ma connaissance, n'a dit cela à DLR, et encore moins ses responsables. Par contre, je pense (mais c'est mon avis personnel, qui n'engage que moi) que l'attitude de l'UPR à l'encontre de DLR est contre-productive pour la cause eurosceptique dans son ensemble. Le temps que les militants de l'UPR perdent à insulter DLR et ceux de DLR à répondre à ces calomnies sans nom, il n'est pas utilisé pour dénoncer le fonctionnement actuel de l'Union Européenne.
Mais ces mêmes responsables refusent systématiquement tout débat de
fond entre M. Dupont-Aignan et M. Asselineau, et refusent de leur
expliquer nos points de désaccord. M. Dupont-Aignan lui-même a
d'ailleurs plusieurs fois décliné l'invitation qui lui avait été faite
de débattre publiquement à la radio avec M. Asselineau.
Je n'ai pas connaissance d'un refus de Nicolas Dupont-Aignan de débattre avec M. Asselineau. Reste qu'il faudrait que les militants de l'UPR comprennent qu'il y a une différence de niveau entre Nicolas Dupont-Aignan, député, candidat à la présidentielle (ayant par la suite recueilli 650.000 voix) et le président d'un parti qui reconnaît lui-même ne compter qu'un petit millier d'adhérents et qui ne s'est jamais présenté à aucune élection. Qu'ils comprennent que Nicolas Dupont-Aignan n'a pas à se soumettre à un débat avec une personne qui l'insulte à longueurs d'articles. Qu'ils comprennent qu'avant de réclamer à corps et à cri un débat et d'hurler à la censure pour ne pas l'avoir obtenu, il aurait fallu auparavant se saisir des opportunités de débat: ainsi, Laurent Pinsolle, porte parole de Debout la République, avait publié une
lettre ouverte à l'adresse de François Asselineau en octobre 2010, qui n'a toujours pas, à ma connaissance, connue de réponse. Remarquez, quant on voit la pitoyable réaction à mon article, on est fondé à penser que ce débat n'a pas grand intérêt...
Quiconque est honnête intellectuellement convient qu'il n'est pas
normal de refuser une telle explication franche et claire devant les
militants des deux mouvements.J'ai la prétention d'être honnête intellectuellement, et je viens de donner trois raisons pour refuser une telle explication. Ce type de figures rhétoriques est d'une pauvreté, mais d'une pauvreté... Navrant pour le niveau de François Asselineau. A peine digne du collégien de troisième anonant sur son "texte argumentatif".
Puisque DLR le refuse, nous tenons, nous, à mettre les points sur les "i" afin de montrer :
a)- que les analyses et les propositions de M. Dupont-Aignan sont à des années-lumière de celles de François Asselineau,
On va voir ce qu'on va voir! Je me permets de faire remarquer au lecteur la fatuité et la morgue de François Asselineau, tellement persuadé de la pertinence de ses analyses qu'il en oublie qu'elle n'est reconnue par personne hormis lui-même et sa cohorte de groupies. b)- qu’elles sont en revanche très proches de celles de Mme Le Pen ou
de M. Sarkozy. Car ceux-ci prétendent, comme M. Dupont-Aignan, modifier
l'Union européenne en restant dedans.
Il est vrai que Marine Le Pen, sous l'influence de Florian Philippot, a rejoint bon nombre des idées de Nicolas Dupont-Aignan sur l'Europe. Mais il est complètement faux de dire que, parce que Marine Le Pen et Nicolas Sarkozy souhaitent rester dans l'Union Européenne, leurs idées sont semblables. Par exemple, Marine Le Pen entend quitter Schengen et l'euro, ce qui n'a jamais été le cas de Nicolas Sarkozy. En séparant d'un côté ceux qui souhaitent sortir de l'UE et les autres, sans faire d'autres distinctions, l'UPR invente un clivage aussi artificiel que réducteur.
Je saute quelques lignes pour en arriver à ce passage, oùFrançois Asselineau cherche à énumérer tous les poins séparant l'UPR de DLR.
1)- Contrairement à François Asselineau, M. Dupont-Aignan refuse
d'expliquer ce qu'est en profondeur la "construction européenne", à
savoir une invention des États-Unis dans le but de domestiquer le
continent européen, ce à quoi ils sont parvenus après six décennies. M.
Dupont-Aignan n'explique jamais pour qui travaillaient Jean Monnet et
Robert Schuman, qui a eu le premier l'idée d'une Constitution européenne
(Eisenhower), etc.
Au lecteur égaré, rappelons que François Asselineau développe une théorie complotiste selon laquelle l'UE ne serait qu'un instrument de domination des Etats-Unis mis en place par eux. Robert Schuman et Jean Monnet auraient été des agents américains, financés par le grand satan USA, chargés de la mise en place de ce plan diabolique... Que dire de plus? Nicolas Dupont-Aignan, avec la quasi-totalité des historiens et des politologues, ne fait pas cette analyse. Il n'a donc pas à l'expliquer.
2)- Contrairement à François Asselineau, M. Dupont-Aignan approuve le principe même de cette "construction européenne".
Et là, on tient une vraie différence, ce dont DLR ne s'est jamais caché. Le livre de NDA sur la constitution européenne en 2005 (époque où l'on ne sait pas bien ce que faisait François Asselineau) s'intitulait même "J'aime l'Europe, je vote non".
Il refuse de débusquer les mensonges habituels de la propagande
européiste, par exemple ceux qui affirment que la France serait "isolée"
si elle sortait de l'UE.
Ce que je crois, c'est que la France n'a pas à s'isoler en se coupant de ses partenaires européens avec un retrait unilatéral de l'Union Européenne, alors qu'il suffit de refonder la construction européenne, qui est un projet d'avenir à condition qu'il soit bien mené. Quant à Nicolas Dupont-Aignan, il combat tous les jours contre la pensée unique, la construction européenne telle qu'elle se construit actuellement: il n'a donc pas le temps d'envisager la sortie de l'UE, qui est un objectif qu'il ne suit pas. Et d'ailleurs, je n'ai pas vraiment entendu le "mensonge" dont vous parlez, puisqu'aujourd'hui la sortie de l'UE n'est tout simplement pas d'actualité.
Pire encore, il les reprend à leur compte en
n'hésitant pas, ici ou là, à reprendre le bobard qu'il faut faire
l'Europe pour peser dans le monde.
Peser dans le monde, je ne vois pas exactement ce que François Asselineau veut dire par là. S'il parle de diplomatie, les choses sont très claires pour Nicolas Dupont-Aignan, qui souhaite que la diplomatie française soit la plus libre possible tout comme celle de nos partenaires (même si cela n'exclut pas les coopérations et de tenter d'adopter une position commune sur les grands sujets, évidemment). D'ailleurs, c'est encore largement le cas dans l'UE actuelle, où les compétences et l'influence diplomatique de Catherine Ashton ou de José-Manuel Barroso sont des plus réduites... En matière économique, il est évident que la France n'aurait pas pu mener seule des projets tels qu'Arianespace, Airbus ou bien encore Eurocopter.
3)-
Contrairement à François Asselineau, M. Dupont-Aignan refuse absolument
de sortir de l'Union européenne. Il l'a dit et redit cent fois. Cela
suffit à rendre impossible tout accord entre nous puisque la sortie de
l'UE, de façon unilatérale et juridique, constitue précisément la clé de
voûte de notre programme de libération nationale.
Encore une fois, Nicolas Dupont-Aignan n'a jamais cherché un accord particulier avec François Asselineau, qu'il avait rencontré il y a de ça quelques années sur la demande de ce dernier. Ce que nous voulons, c'est simplement que François Asselineau cesse sa campagne anti-DLR.
Sur le fond, il est faux de dire que Nicolas Dupont-Aignan refuserait absolument de sortir de l'Union Européenne. Comme expliqué précedemment, NDA veut refonder la construction européenne sur des bases radicalement différentes, la coopération et une structure confédérale. Si pour cela, il faut passer par la sortie de l'Union Européenne, et bien pourquoi pas! Il s'en est d'ailleurs
expliqué récemment (mais chronologiquement après cette réponse de François Asselineau, qui ne pouvait pas le savoir donc).
4)- Contrairement à François Asselineau, M. Dupont-Aignan respecte le
silence complice de tous les partis politiques français qui entoure
l'article 50 du TUE, article qui précise justement comment un État peut
sortir de l'UE.
La sortie de l'UE n'est pas, en dépit des efforts de François Asselineau, un thème d'actualité. Il n'y a donc pas de "silence complice" au sujet de l'article 50 qui, contrairement à ce qui est indiqué, ne précise que fort peu le comment de la sortie de l'UE, se bornant à renvoyer à des négociations. Cet article, en réalité, est très anodin et n'apporte pas grand chose si ce n'est un délai, au demeurant extrêmement long (deux ans) pour procéder à cette sortie. Avant l'article 50, seuls les juristes les plus bornés prétendaient qu'il était impossible de sortir de l'UE.
5)- Contrairement à François Asselineau, M. Dupont-Aignan refuse de
voir que la "construction européenne" est la face politique de la même
médaille d'asservissement à l'empire atlantiste dont la face militaire
est l'OTAN.
Contrairement à François Asselineau, Nicolas Dupont-Aignan n'a jamais cédé aux sirènes de l'anti-américanisme primaire et du complotisme. A lire le style hasardeux de cette phrase, je me doute que François Asselineau n'en est pas l'auteur... Il faut arrêter avec cette théorie stupide faisant des Etats-Unis l'origine de tous les maux possibles et imaginables, et croire que nous serions asservis à cette nation. Les Etats-Unis sont la nation la plus puissante aujourd'hui, et ils exercent une certaine forme de domination. Mais de là à parler "d'asservissement", de "l'empire atlantiste", il y a un pas vers le ridicule que tout homme censé doit se garder de franchir.
6)- Contrairement à François Asselineau, M. Dupont-Aignan refuse
d'expliquer que la "construction européenne", par son principe même,
nous conduit tout droit à des guerres néo-coloniales et au "Choc des
Civilisations".
Et là, il faut arrêter le délire! L'Union Européenne, "par son principe même" nous conduirait à des guerres néo-coloniales? Au choc des civilisations? Et puis encore? Et quoi serait-ce le principe même de l'Union Européenne? Tout cela est totalement ridicule.
7)- Contrairement à François Asselineau, M. Dupont-Aignan refuse de
sortir de l'OTAN (et pas seulement du "commandement militaire intégré").
Oui et alors? Peux-on être d'un avis différent de François Asselineau? Apparemment non!
Rappelons simplement que Nicolas Dupont-Aignan a été l'un des rares parlementaires à s'opposer au retour dans le commandement militaire intégré de l'OTAN. Sur ce sujet, je ne résiste pas à l'envie de vous donner l'intervention de Nicolas Dupont-Aignan à l'Assemblée Nationale. Même les opposants les plus acharnés de Nicolas Dupont-Aignan ne pourront qu'apprécier son petit discours, la justesse de ses analyses (y compris a posteriori). D'ailleurs, sans révéler quoi que ce soit, il a été félicité pour ce discours par des parlementaires de tous bords, publiquement ou non. Dans ce discours, Nicolas Dupont-Aignan se situe indéniablement dans le droit fil de l'action de Charles de Gaulle. Bonne lecture!
8)- Contrairement à François Asselineau, M. Dupont-Aignan refuse de
voir que le principe même de la "construction européenne" repose sur une
idée racialiste, puisqu'il s'agit de procéder à une sorte d'apartheid
planétaire, en distinguant le monde blanc du reste du monde.
C'est sans doute là l'une des interventions les plus choquantes et des plus idiotes de François Asselineau. Il devrait peut-être apprendre que le terme de "monde blanc" ne doit plus être utilisé depuis au moins 50 ans, que de très nombreux ressortissants européens ont des origines extra-européennes, que l'ensemble des Amériques, l'Afrique du Nord ou bien l'Océanie sont également peuplées de "blancs", que surtout chaque pays européen a le droit de s'associer avec qui il veut sans pour autant exclure les autres! Bref, c'est tellement n'importe quoi que je ne sais plus quoi dire!
M. Dupont-Aignan ne voit pas qu’il n'y a aucune raison culturelle,
linguistique, économique, commerciale, financière, migratoire,
familiale, démographique, touristique, universitaire, médicale, ni même
de proximité géographique, pour vouloir fusionner la France avec
l'Estonie ou la Bulgarie plutôt qu'avec la Tunisie ou l'Algérie. Bien au
contraire, puisque toutes ces raisons nous poussent à la conclusion
inverse!Nicolas Dupont-Aignan n'a jamais voulu fusionner la France avec un quelconque pays européen ou d'Afrique du Nord. Au delà de cela, je comprends que François Asselineau nie la proximité et l'intérêt qu'ont les pays européens de travailler ensemble plutôt qu'avec d'autres. Ce qui est tout à fait contestable. Prenons les choses dans l'ordre:
a) au niveau culturel, les pays d'Europe partagent, contrairement à ce qu'il croît, énormément: l'héritage gréco-latin, les valeurs des religions judéo-chrétiennes, une histoire millénaire, les lumières etc. Ce qui n'est pas le cas des pays d'Afrique du Nord, qui n'ont pas reçu de la même manière l'héritage gréco-latin (qui fondamentalement leur était étranger), sont de religion musulmane, dont l'histoire commune avec la France date au vrai de deux cent ans tout au plus (mais quelle histoire bien sûr), qui ont encore aujourd'hui mal assimilé l'apport des lumières etc. Je m'arrête là, il y aurait évidemment beaucoup plus à dire mais j'espère avoir été suffisamment éclairant.
b) au niveau linguistique, il est vrai que la Tunisie et l'Algérie ont été marqués par la langue française, qui bénéficie encore là-bas d'un statut priviligié (ce qui est de moins en moins vrai s'agissant de l'Algérie). Ceci étant dit, il faut constater que le français est de moins en moins parlé dans ces pays. Et n'oublions pas que la Belgique est, presque pour moitié, de langue maternelle française, que le français est assez bien parlé dans bon nombre de pays européens, particulièrement ceux de langue latines qui peuvent facilement apprendre notre langue.
c) sur les raisons économiques commerciales et financières, François Asselineau a tout faux: le commerce avec les pays de l'UE est infiniment supérieur de celui avec les Etats du maghreb ou même de l'ensemble des ex-colonies françaises (commerce avec l'UE, c'est environ, de mémoire, 30% de notre PIB!), il en est de même pour les investissements. Par contre, dans ces pays, la France est souvent le premier partenaire, mais étant donné que ces pays sont beaucoup plus pauvres, pour la France, ce n'est absolument pas le cas.
d) sur les raisons migratoires et familiales, il ne s'agit pas pour moi de raisons fondamentales, à moins de vouloir abolir les nations (ce qui n'est pas, loin s'en faut, l'objectif de l'UPR). Mais, si effectivement beaucoup de ressortissants français ont des origines maghrebines, n'oublions pas que les ressortissants européens sont également très nombreux et qu'il y a probablement beaucoup plus d'émigrés français (en Angleterre par exemple) dans l'UE qu'ailleurs.
e) sur le tourisme, à mon avis, il y a à mon avis plus de touristes français en Europe que dans les seuls pays du maghreb, et il y a évidemment beaucoup plus de touristes européens en France que de touristes d'Algérie ou de Tunisie...
f) je passe sur le reste, qui est anecdotique, pour revenir sur la perle de François Asselineau, qui a invoqué des raisons géographiques: il lui suffit de retourner en CP, à sa leçon de géographie: il y apprendra l'existence d'un continent, où la France occupe une position relativement centrale quoiqu'exentrée vers l'ouest, et qui s'appelle l'Europe....
9)- Contrairement à François Asselineau, M. Dupont-Aignan milite pour une "Autre Europe".
Effectivement. Maintenant, au delà de la sortie de l'Union Européenne, que souhaite François Asselineau? Il reste en effet très flou sur ce qu'il préconise une fois la fin de l'UE actée. Souhaite-t-il la seule fin de l'Union Européenne, sans aucune coopération derrière? Dans ce cas, il est pour l'isolement, indéniablement. S'il souhaite par contre une coopération, alors lui aussi est pour une autre Europe!
Il entretient donc ce mensonge extrêmement pervers qui bloque la
situation politique française depuis des décennies, et qui consiste à
désamorcer toute remise en cause de la "construction européenne" en
faisant rêver les gens à des plans sur la comète.
Ce propos est ridicule: l'ensemble du combat politique de Nicolas Dupont-Aignan témoigne de sa volonté de remise en cause de la construction européenne telle qu'elle se fait aujourd'hui. En revanche, il n'en conteste pas son principe. Je veux bien tout entendre, mais en matière de plans sur la comète, la position de Nicolas Dupont-Aignan me paraît infiniment plus réaliste et cohérente que celle de François Asselineau.
Comme tous les "alter-européistes", M. Dupont-Aignan refuse ainsi
d'expliquer pourquoi la "construction européenne" est un processus
autobloquant par nature.
"Un processus autobloquant par nature". A ce degré de conneries, on a du mal à garder son sérieux. Mais je comprends ce à quoi fait allusion François Asselineau: l'Union Européenne est vue comme un voie sans retour, une avancée irréversible vers le fédéralisme (et je renvoie le lecteur aux travaux d'Eric Juillot sur ce point, dans un ouvrage très bien fait (préfacé par NDA) que j'ai lu avec profit quoique trop à sens unique à mon goût, la déconstruction européenne). Et encore une fois, l'ensemble du combat de Nicolas Dupont-Aignan est de dénoncer cette fuite en avant et de refonder sur des bases différentes l'UE.
10)- Contrairement à François
Asselineau, M. Dupont-Aignan propose des mesures inapplicables dans le
cadre des traités européens qu'il refuse de dénoncer.
Et là, François Asselineau ment, n'ayons pas peur des mots. Tout simplement parce que Nicolas Dupont-Aignan a combattu tous les traités: il s'est
opposé à Maastricht en 1995, a dénoncé Amsterdam, a été l'un
des artisans de la victoire du non en 2005 (que faisait François Asselineau à l'époque?), a été l'un des seuls à
s'opposer au traité de Lisbonne... Et sa position est très claire: il souhaite renégocier les traités européens, ce qui implique bien évidemment qu'ils seront remis en cause, dénoncés. Ce type de pratiques est inacceptable: il faut arrêter de raconter n'importe quoi.
Et quand bien même, la plupart des mesures proposées par Nicolas Dupont-Aignan sont tout à fait applicables dans le cadre des traités actuels, en utilisant les clauses de sauvegarde prévues et autorisées par les traités.
Il propose par exemple de "transformer l'euro en monnaie commune" (ce
qui est déjà le cas...),
Non, ce n'est pas le cas: aujourd'hui, l'euro est une monnaie unique. Ce que NDA veut, c'est une monnaie commune, permettant aux différentes monnaies nationales de rester stables tout en laissant des marges de manoeuvres qui font aujourd'hui défaut. Encore une fois, François Asselineau se trompe et ajoute l'incompétence à la critique sans objet.
de prendre des mesures protectionnistes,
Ce que NDA souhaite, s'il arrivait un jour au pouvoir, c'est convaincre nos partenaires de nous protéger face au dumping de certains pays. Si nous n'y arrivons pas, nous menacerons d'appliquer ces mesures au niveau national... Et il est probable que nous emporterons gain de cause! Ce point rentre tout à fait dans le cadre des mesures de sauvegardes (qui pourraient, ensuite, être contestées en justice... Ce qui n'enlève rien à la légalité du procédé).
de
supprimer le drapeau européen, etc., etc., le tout sans sortir de l'UE.
C'est tout simplement se moquer du monde.
La suppression du drapeau est une mesure symbolique, anecdotique. Je trouve curieux qu'elle ne plaise pas à François Asselineau, qui démontre clairement par là qu'en réalité, c'est Nicolas Dupont-Aignan qu'il déteste.
Comme expliqué précédemment, pourquoi n'arriverions nous pas à convaincre nos partenaires? La France est un pays puissant, sans qui rien ne peut se faire, au centre de l'Europe. Nos partenaires auraient eux-mêmes intérêt à ces évolutions auxquels certains ne sont pas hostiles (et on pense aux gouvernements eurosceptiques du Royaume Uni, de la Hongrie etc.).
11)- Contrairement à François Asselineau, M. Dupont-Aignan considère
ainsi le droit comme une discipline sans intérêt. Il propose sans
vergogne de bafouer les traités ratifiés par la France, et cela alors
même que l'article 5 de notre Constitution précise que « le président de
la République est le garant du respect des traités ».
Je serai curieux de voir où et quand Nicolas Dupont-Aignan aurait dit que le droit serait une discipline sans intérêt. Si c'était avéré, encore faudrait-il expliquer le contexte d'une telle déclaration. Toujours est-t-il qu'à mon sens, Nicolas Dupont-Aignan aurait raison de considérer que le strict respect du droit, à supposer qu'il dirait ce que croît M. Asselineau (ce qui est faux), ne pèse pas lourd face à la dimension politique d'une sortie de l'euro. Nicolas Dupont-Aignan ne propose pas de bafouer les traités, il propose de les renégocier (et, en cas d'échec, de les rompre).
12)- Contrairement à François Asselineau, M. Dupont-Aignan refuse
d'expliquer aux électeurs que, si la France s'avisait de ne pas
respecter les contraintes juridiques des traités comme il le suggère,
elle serait aussitôt déférée à la Cour de Justice de l'Union européenne
(CJUE). Et qu'elle serait alors condamnée à respecter ses engagements
(comme on l'a déjà vu sur de nombreux sujets), avec une astreinte
consistant en une pénalité financière très lourde par jour de retard
(par exemple, la France fut condamnée à payer 160 000 euros par jour de
retard dans la transposition des directives OGM en droit interne).
Cette proposition est extrêmement intéressante, puisqu'enfin on va un peu dans le concret. Que se passerait-il en effet, si la France décidait de quitter unilatéralement la zone euro, à supposer que les négociations aient échoué? F Asselineau a l'air de poser comme établi que la France serait déférée devant la CJUE. Ce n'est pas certain, puisque faire jouer les tribunaux contre la démocratie est un jeu dangereux que les partenaires européens ou la Commission Européenne auront sans doute quelques scrupules à lancer, au risque de se brûler les doigts. Mais admettons. A mon tour de poser une question: combien croyez vous qu'il faudra de temps à la CJUE pour condamner la France? Au bas mot, la procédure durera des mois, plus probablement des années. Prenons l'exemple de la transposition de la directive OGM en France... Et bien devinez-quoi, la condamnation est intervenue plus de cinq ans après l'expiration du délai de transposition. Lorsque la décision de la CJUE est intervenue, la France avait d'ailleurs déjà transposée la directive, ce qui a rendu sans objet l'astreinte journalière dont parle François Asselineau. Ces 160.000 euros par jour de retard n'étaient donc que du bluff, une manière, spectaculaire certes, de montrer ses muscles pour les juges européens. Et quand bien même la CJUE condamnerait la France, il nous reste une solution, suggérée par Jacques Sapir dans un article au monde: puisque nous serons sortis de l'euro, il nous sera possible, après avoir abrogé les dispositions de droit interne qui l'interdisent, d'émettre de la monnaie pour payer ses amendes en monnaie de singe. Ne serait-ce que d'annoncer qu'en cas de condamnation, nous recourerions à ce moyen devrait suffire à éviter tout jugement défavorable!
Il est intéressant de noter que François Asselineau, en adoptant l'argument d'une condamnation à payer, admet donc implicitement qu'il admet finalement qu'on ne peut pas expulser la France de l'UE suite à sa sortie éventuelle de la zone euro... Même si vous n'êtes pas d'accord avec mon paragraphe précédent, vous ne pouvez nier que de ce point de vue, François Asselineau n'est pas cohérent.
Nous estimons donc que les propositions et les affirmations de DLR sont
odieuses moralement car elles abusent de la crédulité du public. Elles
profitent de la candeur et de la méconnaissance de nos concitoyens pour
leur faire croire délibérément à des solutions qui sont impossibles.
Cette conclusion est pour le moins honteuses: DLR défend une vision politique, des idées, des principes. Ce parti adopte une analyse de la société et plus précisément de la construction européenne et une grille de lecture des événements politiques. Conception qui est la sienne et qu'il propose aux citoyens français. Conception que l'on peut très bien ne pas adopter, critiquer, rejeter. Mais cela n'autorise pas l'UPR et François Asselineau à calomnier gravement notre mouvement dont rien ne permet de douter d'une quelconque malhonnêteté. D'ailleurs, utiliser le terme "affirmations" est quelque peu étrange: nous affirmons certains faits, qui sont indéniables bien sûr. Mais pour le reste, nous sommes dans le débat politique, nous proposons. En croyant bien sûr que nos solutions sont les plus adaptées mais sans non plus dire que nous sommes infaillibles.
Rien en tout cas ne permet à François Asselineau d'affirmer que DLR abuserait de la crédulité du public. On voit bien là les racines complotistes qui sous-tendent à peu près tout le discours de l'UPR: si leurs idées si géniales que cela n'arrivent pas à s'imposer, c'est parce qu'il y a un complot. Explication bien facile qui leur évite de faire un travail sur eux-mêmes et un minimum d'auto-critique.
Le summum de cette tactique de manipulation a été atteint par M.
Dupont-Aignan lorsqu'il a répondu, voici quelques jours à Aix en
Provence à un étudiant membre de l'UPR qui l'interrogeait sur l'article
50 du TUE : « mais ça, c'est juridique, ça n'a aucun sens... ».
Cette information n'est pas sourcée, il faudrait comprendre, à supposer cette phrase vraie, le contexte dans lequel elle aurait été prononcée. Et sur le fond, il est tout à fait possible de penser que les considérations juridiques ne sont que peu d'importance et n'ont "aucun sens" face aux dures réalités du monde réél et des rapports de force. L'UPR conteste cette approche. Libre à elle. Mais qu'elle arrête d'insulter Nicolas Dupont-Aignan et l'ensemble des militants de DLR pour avoir adoptée cette position, qui, à tous le moins, a des arguments à faire valoir quand ceux opposés par l'UPR sont, nous l'avons vu, finalement très faibles.
Ce mépris pour le droit, pour la vérité, et pour l'intelligence de nos
concitoyens, est l'exact opposé de ce qui fait la quintessence de l'UPR.
Nous, nous voulons "tirer les citoyens vers le haut", en leur
expliquant patiemment les traités européens, article par article.
J'invite les quelques internautes qui en douteraient de faire un tour sur la page facebook de l'UPR: vous pourrez y découvrir la quintessence de l'UPR. Si toutes les déclarations de François Asselineau ne sont pas sans intérêts, dans un billet sur deux est développé une vision complotiste et haineuse de la construction européenne, faite sur la base d'anathèmes lancés contre Robert Schuman, Monnet, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Nicolas Dupont-Aignan, la Droite populaire et leurs soutiens. Et je ne parle même pas de la tonalité ordurière des commentaires.
Nicolas Dupont-Aignan, répétons-le, ne méprise pas le droit (il l'a même étudié si vous voulez tout savoir, à la différence de François Asselineau). Il propose sa vérité, sa vision du monde et de la société. Vision qui peut être critiquée, mais dont nul, à part François Asselineau, ne conteste la cohérence.
M. Dupont-Aignan, lui, leur conseille de ne pas s'y intéresser car « ça
n'a aucun sens... ». ... Entre ces deux comportements, où se situe
l'honnêteté et où est la manipulation ?
Et encore une information non sourcée. Il m'étonnerait beaucoup que Nicolas Dupont-Aignan ait conseillé à qui que ce soit de ne pas s'intéresser aux traités européens. Et oui, je crois très sincèrement qu'il n'y a pas grand intérêt à tenter de donner un cours de droit européen aux électeurs, surtout comme lorsqu'on le fait avec autant d'erreurs et d'approximations que François Asselineau, ce qui donne le bâton pour se faire battre aux eurosceptiques lorsqu'ils souhaitent débattre avec leurs contradicteurs.
13)- Il suffit de lire le programme présidentiel de M. Dupont-Aignan
pour comprendre que, contrairement à François Asselineau, il table sur
la peur et que ses réflexes politiques sont toujours très droitiers.
Cela n'est pas fait pour surprendre puisqu'il a fait alliance avec le
CNI en 2010, parti antigaulliste et européiste de droite dure.
Une nouvelle fois, je serai curieux de voir en quoi Nicolas Dupont-Aignan tablerait sur la peur. Reproche qu'il est curieux de lire sous la plume de François Asselineau, qui developpe une vision complotiste de l'Union Européenne oeuvrant en sous main pour déposséder la France de sa puissance et de ses richesses.
Nicolas Dupont-Aignan vient de la droite et du rpr, tout comme François Asselineau. Pour autant, ses réflexes sont-ils droitiers? Je ne le crois pas: ainsi, au second tour de la présidentielles en 2012, il n'a pas appelé à voter pour Nicolas Sarkozy. Quant à la pseudo alliance avec le CNI, il s'agissait simplement de l'accueil, sur la liste de la région ile de france, de candidats issus du CNI lors de l'élection régionale, qui n'a que peu à voir avec les thématiques européennes (la campagne de NDA était plutôt centrée sur les transports). Par ailleurs, le CNI n'est pas un parti antigaulliste ou européiste: en réalité, c'est un rassemblement d'indépendants qui n'a pas de doctrine propre. On y trouve des européistes, mais également des eurosceptiques, des personnes marquées très à droite comme des personnes beaucoup plus modérées. Renseignez-vous!
14)- Contrairement à François Asselineau, et malgré ses affirmations
contraires, M. Dupont-Aignan est dans la totale incapacité à attirer à
lui massivement des électeurs de tous les bords, et notamment des
électeurs de gauche. C'est totalement différent de l'UPR, dont une
majorité d'adhérents sont désormais de sensibilité de gauche.
Et bien c'est faux, puisque de nombreux électeurs de gauche sont attirés à DLR. Je peux vous l'affirmer pour connaître les militants de ma section locale. Je rappelle d'ailleurs que sur ces terres, Nicolas Dupont-Aignan a toujours été élu avec de très bons scores (80% aux dernières municipales, 57% au premier tour de 2007 des législatives). Et pas à Neuilly dans un fief bourgeois, mais à Yerres dans l'Essonne (qui tend néanmoins à s'embourgeoiser, devant la réussite incontestable de sa politique locale). Qu'est ce que François Asselineau peut opposer à ses faits avérés pour prétendre que lui, ex directeur de cabinet de Charles Pasqua, réussirait mieux que Nicolas Dupont-Aignan à attirer des électeurs de gauche?
15)- Contrairement à François Asselineau, M. Dupont-Aignan a de nouveau
négocié, comme il l'avait fait en 2007, le soutien discret de l'UMP à
sa réélection dans la 8e circonscription de l'Essonne.
Lorsqu'il a écrit cette calomnie idiote, François Asselineau ne pouvait pas savoir que
l'UMP allait présenter un candidat contre lui dans sa circonscription. J'espère que tout militant de l'UPR aura l'honnêteté de désormais arrêter cette campagne indigne et honteuse sur ce sujet.
Bien entendu, il ose le nier, comme il l'avait déjà nié en 2007, en
affirmant que "l'UMP n'a pas osé lui présenter un candidat contre lui"
ou que "l'UMP ferait cela pour lui nuire" !
Pour continuer dans cette veine, j'espère que François Asselineau aura la décence de reconnaître son erreur et de s'excuser publiquement.
Si des adhérents de DLR sont suffisamment naïfs pour croire de telles
balivernes et pour ne pas comprendre que M. Dupont-Aignan est une "dent
du rateau" pour ramener à l'UMP des électeurs gaullistes, nous n'y
pouvons rien.
La réalité est suffisante pour faire un sort à cette imbécilité. Je reste sidéré devant cette véritable haine développée à l'encontre de Nicolas Dupont-Aignna.
16)- Contrairement à François Asselineau, M. Dupont-Aignan a annoncé
qu'il pourrait proposer à Mme Le Pen ou à M. Montebourg d'être son
Premier ministre. Il n'a jamais évoqué le nom de François Asselineau, ce
qui prouve qu'il sait parfaitement qu'il y a une connivence entre tous
les alter-européistes, mais pas avec l'UPR.
Ce qu'a dit Nicolas Dupont-Aignan, c'est qu'il était prêt à prendre comme premier ministre toute personne qui le rejoindrait sur sa ligne, qu'elle s'appelle Montebourg, Le Pen ou tartempion. Il aurait pu, dans ce cadre, donner le nom de François Asselineau, Tythan comme le tien ami lecteur. Mais bon, c'est bizarre, mais il a préféré prendre le nom de personnalités politiques connues. Certainement la preuve d'une connivence, d'un complot fait pour écarter le grand et modeste François Asselineau!!
CONCLUSION
Les 16 points qui précèdent constituent exactement ce que DLR veut
cacher à ses militants. DLR amoindrit le sens critique de ses adhérents,
au point que les 16 différences essentielles que nous avons listées ne
leur sautent plus aux yeux.
Conclusion totalement surréaliste et incohérente, puisque sur tous les points cités, Nicolas Dupont-Aignan a exprimé ses positions et points de vues, qui sont publics et ne sont en rien cachés. Entre DLR et l'UPR, il y a des différences, que jamais personne ne cherche à cacher. En réalité, DLR se soucie assez peu de l'UPR, qui, à la différence de notre parti, ne se présente pas aux élections et n'est donc pas en concurrence, malgré ce que voudraient ses dirigeants, avec nous.
L'éthique de l'UPR est exactement l'inverse. Nous veillons, nous, à clarifier les enjeux et les positions, à
expliciter les points de désaccord, afin de débusquer les ambiguïtés
politicardes qui sont au cœur de la manipulation dont se plaignent les
Français.
Comme nous l'avons vu, l'éthique de l'UPR n'est pas exempte de tout reproche, puisqu'elle n'hésite pas à recourir au procès d'intention, à accuser sans preuve, à calomnier sans raison DLR, qui pourtant, est, sur certains points, l'un des mouvements politiques les plus proches de François Asselineau. L'attitude de François Asselineau à notre égard, inutilement polémique et agressive, est au contraire la manifestation même d'une "ambiguïté politicarde", d'une manoeuvre qui n'a pas d'autre effet que de me faire perdre mon temps et semer la zizanie dans le camp des eurosceptiques.
Nous veillons, nous, à renforcer le sens critique des citoyens, à leur
donner les connaissances juridiques et politiques leur permettant de ne
pas être dupes des leurres dont le Système parsème la scène politique
française, à droite comme à gauche.
S'agissant de Nicolas Dupont-Aignan, je doute que François Asselineau et l'UPR cherchent à renforcer le sens critique des citoyens. C'est bien simple, posez-vous la question: François Asselineau dit-il une seule fois quelque chose de bien sur Nicolas Dupont-Aignan? Souligne-t-il un seul aspect positif du combat de Debout la République? La réponse est malheureusement non. Comment, après cette attaque en règle, ces affirmations, dont nous avons vu qu'elles étaient sinon complètement fausses, du moins très contestables, uniquement à charge, prétendre renforcer le sens critique? Ce n'est pas sérieux!
Nous ne cachons en rien l'abîme politique, éthique et moral qui nous
sépare de DLR, de même que nous ne cachons en rien tout ce qui nous
distingue fondamentalement des candidatures de Mme Le Pen, M. Mélenchon,
etc.
C'est très grandiloquent, mais c'est surtout faux: oui, il y a des différences très marquées entre DLR et l'UPR, entre un parti eurosceptique et un autre europhobe. Maintenant, il n'empêche que nous partageons un même rejet et une critique parfois proche de la construction européenne telle qu'elle se fait aujourd'hui.
Nous sommes quant à nous convaincus que les 2/3 des Français qui ne
votent plus ont soif d'un responsable politique et d'un parti clairs et
nets, francs et droits, qui ne se complaisent pas dans les
"combinaziones" politicardes et les programmes constamment ambigus et
inapplicables.
Le programme de Nicolas Dupont-Aignan à la présidentielle était clair et, sur bien des points, réaliste, même si, comme pour tous les hommes politiques, je trouve à titre personnel que certains aspects étaient un peu démagogiques. Une chose est sûre, NDA ne s'est jamais complu dans une combinaison politicarde, absolument rien dans son parcours irréprochable ne permet de le dire.
Il en paye même aujourd'hui le prix, devant affronter des candidats de tous les partis en place qui cherche à le faire taire. Est-ce que souhaite François Asselineau? J'en ai vraiment l'impression!
Nicolas Dupont-Aignan aurait dû séduire de nombreux candidats abstentionnistes qui étaient sa cible principale. Malheureusement, il ne l'a fait que trop peu, condamné qu'il était par des sondages manipulés et une couverture média exécrable. Même si l'action de François Asselineau n'a eu qu'un impact infinitésimal, elle est clairement allé dans le mauvais sens.
Voilà ce que nous sommes. Notre Charte fondatrice est là pour conserver notre ligne politique contre vents et marées.
Et là, j'invite François Asselineau à méditer et surtout appliquer à lui-même les principes qu'il promeut. Extraits:
"l’UPR refuse évidemment tout extrémisme" ou bien encore
"il n’est pas de progrès possible ni acceptable aux yeux des Français
s’il n’est pas conforme aux idéaux de liberté, d’égalité et de
fraternité de la République"...
Je viens de la lire d'ailleurs, et j'y ai trouvé une énorme perle, un truc totalement absurde. En effet, il y est écrit:
l’UPR entend aussi faire inscrire dans la Constitution française le
principe de l’incessibilité du siège de membre permanent de la France
au Conseil de sécurité des Nations Unies, avec droit de veto. Cela
permettra non seulement de préserver le rôle de grande puissance
mondiale de la France mais, au-delà d’elle, d’assurer au monde
francophone une place essentielle dans le concert des nations.
J'ai rarement lu un truc aussi débile : comment inscrire dans la Constitution française, qui est un texte par essence national, l'incessibilité d'une position dans une instance supranationale, qui ne dépend pas de la seule France? C'est absolument n'importe quoi, d'un point de vue juridique, logique! Et ça prétend donner des leçons de droit? Non mais ce qu'il ne faut pas lire!
Autre incohérence: l'UPR prétend promouvoir une vision harmonisée et égalitaire de l'ONU... Mais entend réserver une place de choix à la France. Les deux positions sont respectables et ont des arguments pour elles, mais on ne peut pas dire une chose et son contraire en même temps!!
Nous nous moquons des places électives, des honneurs, des accords
d'appareils politiques. Nous ne nous battons que pour la France.
Peut-être les militants de DLR y repenseront-ils lorsque M.
Dupont-Aignan appellera, comme il le fit déjà en 2007, "à titre
personnel à voter Nicolas Sarkozy" pour le 2e tour de la présidentielle,
tout en affirmant ensuite qu'il "n'a pas appelé à voter pour Sarkozy"
etc.
Et là, l'histoire est cruelle pour François Asselineau, puisque nous savons désormais que Nicolas Dupont-Aignan n'a donné aucune consigne de vote. C'était d'ailleurs le cas en 2007, où Nicolas Dupont-Aignan avait simplement indiqué qu'à titre personnel et devant l'indigence de l'autre candidate, il glisserait un bulletin Nicolas Sarkozy.
Il s'en expliqué et je vous laisse découvrir ses raisons. Si NDA a affirmé qu'il n'a pas appelé à voter pour Nicolas Sarkozy, il avait donc entièrement raison. Une nouvelle fois, François Asselineau ment pour dénigrer celui qu'il croît pouvoir remplacer.
C'est d'ailleurs notre rectitude qui nous vaut un flux d'adhésions sans
précédent et qui fait de l'UPR le premier mouvement politique d'ampleur
uniquement né sur Internet. Et ce n'est pas fini !
Ce qui est sûr, c'est que ce n'est pas en raison de la modestie de François Asselineau que l'UPR attire des adhérents. Maintenant, il faut un peu redescendre sur terre: l'UPR est un mouvement politique d'une certaine importance que je ne veux en aucun cas nier, mais qui reste extrêmement modeste, ne serait-ce que parce qu'il ne s'est jamais présenté à une élection, ce qui est pourtant l'essence même d'un parti en démocratie...
Pour conclure cet article sur lequel j'ai du passer près de deux heures de mon temps, qui est, comme celui de tout un chacun, précieux, je voudrais assurer aux militants de l'UPR toute ma sympathie. Mais bienveillance ne signifie en aucun cas faiblesse, et ces militants doivent comprendre qu'ils n'ont rien à gagner à attaquer sans raison aucune Debout la République et Nicolas Dupont-Aignan.
J'ai repris un à un les reproches fait à Nicolas Dupont-Aignan par François Asselineau. Pas un seul ne résiste à la critique. Pas un. Quand ces critques n'étaient pas complètement fausses ou calomnieuses, elles relevaient d'une analyse superficielle ou d'une approche aussi binaire que ridicule.
Je préviens à nouveau tout commentateur: j'accepte la critique, y compris acerbe. Mais à condition qu'elle soit argumentée. A condition également qu'elle ne se base pas sur la calomnie. Tout commentaire qui franchira cette ligne sera impitoyablement censuré (et je pratique la modération a priori: les commentaires n'apparaissent qu'après que je les ai validés.
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